8ème voyage hiver 2026 > Tokyo – Kamakura
Tokyo, je t’aime (bien que tu m’as épuisée !)
— Tokyo ! Une mégalopole ?
— Non ! Un continent !!
Un mois. C’était le plan. Un mois entier à Tokyo, avec en tête cette idée follement ambitieuse : tout voir. Tout, vraiment. Comme si Tokyo était une ville qu’on pouvait cocher sur une liste, quartier par quartier, comme on coche les arrondissements parisiens. Tokyo = 23 arrondissements, soit 21 x Paris !
À Tokyo, tout commence par une carte, un dessin, un plan. Autant dire : une écriture. La ville est tellement grande, peuplée, surprenante, enchevêtrée, elle répond si peu aux critères habituels d’urbanisme et d’habitat, qu’on y a vite la sensation – inquiétante ou délicieuse – d’être perdu dans un labyrinthe indéchiffrable. Première approche donc : déplier la carte.extrait Le goût de Tokyo, chapitre L’appel de Tokyo, Michaël Ferrier, éditions Mercure de France
Tokyo n’est pas une ville. C’est un continent qui a pris la forme d’une mégalopole pour mieux nous berner. Chaque quartier y est un pays à lui seul, avec sa langue, ses codes, ses habitants qui ne se croisent jamais d’un bout à l’autre de la capitale. Shibuya ignore tout de Yanaka. Ginza et Shimokitazawa pourraient être sur deux planètes différentes.
